الاحتفالات و كأنكم كنتم هناك

Les festivités comme si vous y étiez

The festivities as you where there

Itjammaou El Ochek à El Teatro  

par Youssef Jmour notre correspondant à Tunis

La Tunisie a rendu hommage à Cheikh Imam du 5 au 8 Juin à l’occasion de la commémoration de la 8ème année de son départ.

Sur l’initiative de Habib Belaid et Tawfik Jbali, l’espace « El Teatro » accueilli les festivités.

 « Retrouvailles » faisait aussi partie de la fête, et pour celles et ceux qui n’ont pas eu la chance d’y assister, voici un petit résumé.

Vous trouverez aussi, en pièce jointe, un album photos et des extraits audio sur notre site  www.scclab.com/~rtv.

 1ère journée :

 Les festivités ont commencé par une exposition de tableaux d’artistes peintres tels que N.Souabi, H.Gara Bibène et M.Chalbi, on pouvait écouter en parallèle des chansons inédites du Cheikh.

Par la suite le public a pu assister aux témoignages de personnes qui ont côtoyé Mawlana, à leur tête Mr Hechmi Ben Fraj.

La 1ère journée a été clôturée par la projection de « soirée avec Cheikh Imam », un film de Randa Chahal Sabbagh.

La foule était assez nombreuse et attendait impatiemment la suite de cette célébration. 

2ème journée : 

En débarquant à « El  Teatro » j’avais le trac, d’abord parce que j’avais la lourde tâche de bien représenter notre site, ensuite parce que je n’avais rien à voir avec le journalisme.

Je fus agréablement surpris par l’accueil qui me fut réservé par les organisateurs et l’équipe d'« El  Teatro ». Notre site se faisait déjà connaître bien avant mon arrivée, grâce à notre ami A. Smadah.

Avant le début du débat du jour, Messieurs Taoufik Jebali et Habib Belaid, qui l'animaient, m’ont donné la parole, pour présenter le site. Les présents étaient à la fois surpris et contents, plusieurs m’ont proposé des enregistrements.

Le débat portait sur la réalité de la musique arabe actuelle et la place de Cheikh Imam dans un monde dominé par une industrie basée sur la chanson légère et commerciale.

Je fus agréablement surpris par la moyenne d’âge et la discipline du public, en majorité des jeunes étudiants. Cependant tout le monde attendait le premier 1er concert...

 

20h, Les couloirs du « Teatro » commençaient à s’animer de plus en plus.

Le public était de tous les âges, preuve qui Cheikh Imam est et sera toujours vivant !!

On attendait Ridha Chémakh et son orchestre, Oussama Farhat et sa chorale, mais surtout Lotfi Bouchnak.

21h, le spectacle commence !!!

L’orchestre de R.Chémakh nous a offert une belle déclaration d’amour, grâce à ses arrangements, mais surtout à la voix de Mounir Troudi, un chanteur très prometteur à qui on souhaite un bel avenir.

De « El Bahr » à « Ya Filistiniya », passant par « Mor El Kalam », le public a vibré et chanté pendant presque une heure.

Après l’entracte H. Belaid, l’animateur des 3 concerts, annonçait Lotfi Bouchnak.

La star de la chanson tunisienne a brillé par son absence.

Chantant en play-back, Bouchnak a non seulement déçu le public mais aussi failli gâcher le spectacle. Il interpréta ses propres chansons sans aucun respect pour le public présent ni pour la mémoire de Cheikh Imam. C’était d’ailleurs la seule fausse note de cette rencontre. Heureusement pour tous qu’il y’avait Oussama Farhat et sa troupe. Accompagnés de Mokdad Sehili, ils ont sauvé la soirée.

Une heure durant, ils ont donné à la soirée une ambiance bon enfant avec la complicité du public. Un autre hommage a été rendu à quelques GRANDS de la musique engagée. « Africana Chorale »  a chanté Sayyed Darouich, Zakariya Ahmad, Zied Rahbeni mais aussi As’hab Il Kilma  et Hédi Guella.

 Et voici la liste des chansons interprétées la 1ère soirée :

-         Groupe de R.Chemakh accompagné par la voix de M.Troudi :

     
 dawnload
Ounadikom dawnload
Idha Achams ghirkit (Ouyoun al kalam) dawnload
Mor Al Kalam dawnload
Tas’if dawnload
Mawal filistnini masri dawnload
Ya filistiniya dawnload
Rayess Mahjoub (de M.Troudi) dawnload

 

-         Lotfi Bouchnak  …

-         Oussama Farhat, Mokdad Sehili et Africana Chorale :

     
Selma Ya Salama (Cheikh Sayyed Darouich) dawnload
Hatgann (Zakariya Ahmad)  dawnload
Chou Hal Ayyam (Zied Rahbani) dawnload
Halawilla dawnload
Al Adib Al Oudabati dawnload
Masr Ya Bahiya dawnload
Idha Achams Ghirkit dawnload
Mor Al Kalam  dawnload
Dalli Achikara dawnload
Bakaret Haha dawnload
Kilmitin Li Masr dawnload
Tout Hawi Tout dawnload
Nixon dawnload
Babour Zammar (Hédi Guella) dawnload
Il Mal Klil (As’hab Al Kilma) dawnload
MCha'ikh Douwarna dawnload
Valéry Giscard D’estaing dawnload
Dour Ya Kalam dawnload

·        Il Hilwa Di (Sayyed Darouich)  

3ème Journée  

Dans l’après-midi le public a eu droit à la projection d’un des spectacles de Cheikh à Tunis.

J’ai distribué des feuilles présentant notre site et fait une interview  radio avec Mr H. Jegham qui couvrait l’évènement.

A l’approche du début 2ème concert, les gens ne cessaient d’affluer, plusieurs furent déçus de ne pas trouver de billets. Leur nombre était si grand que les organisateurs ont décidé d’ouvrir la salle de projection pour une transmission directe et gratuite du spectacle, et programmer un spectacle supplémentaire. 

Les quelques 250 chanceux qui ont pu assister à la fête, ont passé une soirée de rêve. On a retrouvé des artistes perdus de vue mais qui n ont rien perdu de leurs fougues de jeunesse. Jamel Guella a repris Hallou Al Marakeb et Ya Abdelwadoud, avant de céder la place à Zine Safi et Hasna Bejaoui. Al Hamam AL Bidh (les colombes) ont pris la relève, offrant une belle chanson à la mémoire de Mnawar Smadah et Hammadi Laajimi intitulée «Faydh Al Kalimat » (texte de M.Smadah).

La foule se chauffait de plus en plus à l’approche de l’événement incontestable de la soirée.

Vers 23h c’était l’entrée en scène d’Amel, Khémaies, Nibras et Khaled.« La recherche musicale de Gabès » est de retour. Leur retour était très émouvant !

Amel Hamrouni nous avait confié au début de soirée qu elle avait peur de ces retrouvailles. Absents de la scène depuis 8 ans, les 4 chanteurs D’El Bahth El Moussiki ont réussi un come back triomphal.

La splendide voix D’Amel a envahi la salle et fait vibrer le public. Un public qui demandait encore plus et chantait debout pendant pratiquement tout le passage du groupe. Bref une soirée inoubliable, surtout pour tous les jeunes qui assistent pour la 1ère fois  au concert du groupe et qui se disputaient leurs cassettes.

Les belles choses ont malheureusement une fin, mais tout ce qu’on espère est de retrouver de nouveau tous ces artistes et que ce ne soit pas qu’un petit tour éclair.

L’une des plus belles choses de ces journées furent les félicitations et encouragements envoyés par tous les artistes participants à cette rencontre à l'équipe de Moultaka-Retrouvailles et leur promesse de nous aider à enrichir le site !  

Et voici les chansons du 2ème concert :     

-         Jamel Guella:

     
Hallou al marakeb dawnload
Mawal Al awila ah dawnload
Dalli Achikara dawnload
Ya Abdelwadoud dawnload
Yahtejou Hobbouki dawnload

 

-         Zine Safi

     
Law allakouli machnaka  dawnload
Fi dhikra al miled al ichrin dawnload
Al Bahr dawnload
Halawilla dawnload
Al adib al oudabati dawnload
Guevara met dawnload

 

-         El Hamam El Bidh (Les Colombes):

     
Ladhat al kalak (De l’ennui à l’extase) dawnload
Kalimat dawnload
Idha Achams dawnload
Nashid des Colombes dawnload
  • ·        Mor Al Kalam

 

-         Al Bahth Al Moussiki (La recherche musicale de Gabés)

     
Hanghanni dawnload
Kahrazède dawnload
Al khat khatti dawnload
La acha ghosnon dawnload
Is’ha tal innoum dawnload
Abdelwadoud dawnload
Farhanine dawnload
Laou ennada dawnload
  • ·        Hila  hila ya matar

 

La séance de rattrapage du dimanche 8 : 

Le public était moins nombreux mais aussi enthousiaste que la veille.

Malheureusement « les colombes » n'ont pas pu participer à la fête.

Tout le monde a adoré le duo de Zine Safi, Habib Belaid dans « El Goffa »,

Mais le moment de l’après midi fut le « cadeau » du public, accompagné de Nibras au luth,  pour « el bahth el moussiki » en chantant « il bississa ».

 

Le festival a pris fin vers le coup de 18h.

« Cette initiative de l’espace El Teatro nous a rafraîchi la mémoire et nous a rappelé qu’être artiste est une grande histoire de générosité, une musique qui porte toute l’humanité qui, tout en préservant sa qualité artistique, assume bien son rôle social » A. Drissi - La Presse

 Oussama Farhat a proposé que la date du 7 juin soit celle d’un festival annuel international de la musique engagée, les organisateurs ont promis que c’est la première mais pas la dernière et on espère du fond du cœur voir et revoir ces artistes et d’autres sur scène. 

Mot de la fin : 

Je remercie :

-  l’espace «El Teatro » et toute son équipe pour leur accueil chaleureux et leur disponibilité, a leur tête Mme Z. Farhat et Mr T. Jebali.

- les organisateurs de cette rencontre pour leur soutien

- les artistes qui ont rendu hommage à Cheikh Imam et surtout à celles et ceux qui ont retrouvé la scène après une longue et douloureuse absence.

- les présents qui envoient leurs sympathies et encouragement a l'équipe de « Moultaka-Retrouvailles »

- Mr A. Moalla et ma mère pour leur aide.

- Vous, équipe et visiteurs de Moultaka pour votre confiance.

Pour Moultaka                                                                                                         Y.J - Munich -Germany

 

ألبوم الصور مع مرافقة موسيقية من اهداء يوسف لزوار الملتقى - للتحميل

"Itjammaou El Ochek "In El Teatro

from our correspondant in Tunis youssef Jmour

 

Translated by the webmaster

 

Tunisia paid homage to Sheik Imam from the 5 to June 8 at the time of the commemoration of the 82nd year of its departure.

Under the initiative of Habib Belaid, "El Teatro" cultural component accommodated the festivities.

" Moultaka_Retrouvailles " was also part of the festival, and for those and those which did not have the chance to assist, here a small summary.

You will also find, in enclosure, a photos album  and soon of the audio extracts on our site.

 

1st day:

The festivities started with an exposure of paintings of painters such as N.Souabi, H. Gara Bibene and M.Chalbi. New songs of the Sheik was broadcasted in parallel.

Thereafter the public could attend testimonies Mawlana friends, at their head Mr. Hechmi Ben Fraj.

The 1st day was enclosed by the projection of "evening with Sheik Imam", a film of Randa Chahal Sabbagh. Crowd be rather numerous and impatiently awaited the continuation of this celebration.

 

2nd day:

While entering in the "Teatro" I was anxious, initially because I had the heavy duty to represent our site well, and because I had nothing to do with journalism.

I was agreeably surprised by the reception which was reserved to me by the organizers and the team of the "Teatro". Our site was already made know well before my arrival, thanks to our friend A. Smadah.

Before the beginning of the debate of the day, Mrs Taoufik Jebali and Habib Belaid, which animated the debate, gave me the opportunity to present the site. People were at the same time surprised and happy, Many of tem did promise some recordings to enhance the site content.

The debate went on the reality of the current Arab music and the place of Sheik Imam in a world dominated by an industry based on the commercial song.

I was agreeably surprised by the average age and the discipline of the public, as a majority of the public were a young students. However everyone awaited the first 1st concert...

 

20h, corridors of the "Teatro" started to become animated more and more.

The public was of all the ages, proof which Sheik Imam is and will be always alive!!

 

People were waiting for Ridha Chémakh and his orchestra, Oussama Farhat and his choral society, but especially Lotfi Bouchnak.

 

21h, the spectacle starts!!!

The orchestra of  R.Chémakh have offered a beautiful declaration of love, thanks to its arrangements, but especially with the voice of Mounir Troudi, a very promising singer for whom we predict a beautiful future.

 

From "El Bahr" to "Ya Filistiniya", passing by "Mor El Kalam", the public vibrated and sang during almost an hour.

After the entr’acte H. Belaid, the animator of the 3 concerts, introduced Lotfi Bouchnak. The star of the Tunisian song shone by his absence.  Singing in playback, Bouchnak disappointed not only the public but also failed to waste the spectacle. He has interpreted its own songs without any respect neither for the present public nor for the memory of Sheik Imam. It was the unique glitch of this meeting.

 

Fortunately for all Oussama Farhat and its troop, along with Mokdad Sehili, have saved the evening. During One hour, they gave to the evening a lightened atmosphere with the complicity of the public.

 

Another homage was paid to some Big of the political music. "Africana Chorale" sang Sayyed Darouich, Zakariya Ahmad, Zied Rahbeni but also As' hab It Kilma and Hédi Guella.

 

And here the list of the interpreted songs the 1era evening:

 

Group R.Chemak accompanied by the voice by M.Troudi:

 

     
 dawnload
Ounadikom dawnload
Idha Achams ghirkit (Ouyoun al kalam) dawnload
Mor Al Kalam dawnload
Tas’if dawnload
Mawal filistnini masri dawnload
Ya filistiniya dawnload
Rayess Mahjoub (de M.Troudi) dawnload

 

-         Lotfi Bouchnak  …

-         Oussama Farhat, Mokdad Sehili et Africana Chorale :

     
Selma Ya Salama (Cheikh Sayyed Darouich) dawnload
Hatgann (Zakariya Ahmad)  dawnload
Chou Hal Ayyam (Zied Rahbani) dawnload
Halawilla dawnload
Al Adib Al Oudabati dawnload
Masr Ya Bahiya dawnload
Idha Achams Ghirkit dawnload
Mor Al Kalam  dawnload
Dalli Achikara dawnload
Bakaret Haha dawnload
Kilmitin Li Masr dawnload
Tout Hawi Tout dawnload
Nixon dawnload
Babour Zammar (Hédi Guella) dawnload
Il Mal Klil (As’hab Al Kilma) dawnload
MCha'ikh Douwarna dawnload
Valéry Giscard D’estaing dawnload
Dour Ya Kalam dawnload

·        Il Hilwa Di (Sayyed Darouich)  

 

 

3rd Day

 

In the afternoon the public had follow the projection of one of the spectacles of Sheik in Tunis.

I had distributed pamphlets presenting our site and made a radio interview with Mr. H. Jegham which covered the event. 

With the approach of the beginning of 2nd concert, people did not cease flowing, several were disappointed not to find tickets. Their number was so large that the organizers decided to open the room of projection for a direct and free transmission of the spectacle, and programmed an additional spectacle. 

Few the 250 lucky ones which could attend the festival, one pass one evening of dream.

We do find artists that did not seem to be met for years but who do not lose anything of their ardors of youth.  

Jamel Guella took again Hallou Al Marakeb and Ya Abdelwadoud, before yielding the place to Zine Safi and Hasna Bejaoui, Al Hamam Al Bidh (doves) took the changing; offering a beautiful song to the memory of Mnawar Smadah and Hammadi Laajimi entitled "Faydh Al Kalimat" (poem of M.Smadah). 

The crowd heated itself more and more with the approach of the undeniable event of the evening. 

Towards 23h it was the entry in scene of Amel, Khémaies, Nibras and Khaled.

"The musical search for Gabès" is back. Their come-back was very emotional!

Amel Hamrouni had told us at the beginning of the evening that she was afraid and anxious about this come-back.

Absent of the scene for 8 years, the 4 singers of  El Bahth El Moussiki have made a success of a triumphal come back.

The splendid voice of Amel invaded the room and do vibrate the public, a public which asked even more and sang upright during practically all the passage of the group. In short an unforgettable evening, especially for all the young people who assist for the 1st times at the concert of the group and which disputed their recordings.

 The beautiful things have an end unfortunately, but all that one hopes for is to again find all these artists and who it is not only one small turn flash.

One of the most beautiful things of these days were the congratulations and encouragements sent by all the artists participating to this meeting to Moultaka-Retrouvailles team and their promise to help us to enrich our site!  

And here songs of the 2nd concert:

 

Jamel Guella:

     
Hallou al marakeb dawnload
Mawal Al awila ah dawnload
Dalli Achikara dawnload
Ya Abdelwadoud dawnload
Yahtejou Hobbouki dawnload

 

-         Zine Safi

     
Law allakouli machnaka  dawnload
Fi dhikra al miled al ichrin dawnload
Al Bahr dawnload
Halawilla dawnload
Al adib al oudabati dawnload
Guevara met dawnload

 

-         El Hamam El Bidh (Les Colombes):

     
Ladhat al kalak (De l’ennui à l’extase) dawnload
Kalimat dawnload
Idha Achams dawnload
Nashid des Colombes dawnload
  • ·        Mor Al Kalam

 

-         Al Bahth Al Moussiki (La recherche musicale de Gabés)

     
Hanghanni dawnload
Kahrazède dawnload
Al khat khatti dawnload
La acha ghosnon dawnload
Is’ha tal innoum dawnload
Abdelwadoud dawnload
Farhanine dawnload
Laou ennada dawnload
  • ·        Hila  hila ya matar

 

The ad-hoc gala on Sunday june 8th:

The public was fewer but as enthusiastic as the day before.

Unfortunately the hamyim al Bidh were not been able to take part in the festival.

Everyone adored the duet of Zine Safi, Habib Belaid in "El Goffa" song,

But the moment of after midday was the "gift" of the public, accompanied by Nibras to the luteby singing "El bississa" the very famous classic of "el bahth el moussiki". The festival ended  by 18h.

 

"This initiative of El Teatro refreshed the memory and recalled us that to be an artist is a great history of generosity, a music which carries all the humanity which, while preserving its artistic quality, assumes well its social role " A. Drissi

 

Oussama Farhat suggested that the date of June 7 became an international annual festival of the political music, the organizers promised that it is the first but not the last and we hopes from our heart to see these artists and others on scene more often.

 

The Word of the end:

I thank:

- "El Teatro" and all its team for their cordial reception and their availability, especially Mrs. Z. Farhat and Mr. T. Jebali.

- Organizers of this meeting for their support

- The artists who paid homage to Sheik Imam and especially to those and those which found the scene after long and painful absence.

- The public which send their sympathies and encouragement To moultaka-Retrouvailles team

- Mr. A .Moalla and my mother for their assistance.

- You, team and visitors of Moultaka for your trust.

 

For Moultaka

Y.J Munich- germany

 

Translator Notes: This transaltion made by the webmaster to allow to our non french speaker friend to access the info. It's automated transalation with some revision. So excuse the quality of the language.

 

 

 أيام الذكرى والوفاء للشيخ إمام

قلما احتفل التونسيون بمبدع بالحرارة والثراء والسخاء الذي تعاملوا فيه مع الشيخ إمام رائد الأغنية الهادفة  في ذكرى وفاته الثامنة ,وإن كان المثل التونسي يقول " مصباح باب منارة ما يضوي كان عل براني"، فلا يمكن تطبيق المثل على الشيخ إمام الذي لا يمكن اعتباره غريبا ولا أجنبيا،  بل رائدا عربيا وعالميا في ميدانه يستحق كل الإحتفاء والوفاء. وقد يكون في تعامل التونسيين مع ذكرى إمام أكثر من المصريين أنفسهم وأحسن ، درسا  وعبرة لبني تربته لكي يعطوه حظه الذي أفرطوا في إعطائه لغيره. لكن هذه قضية أخرى..

صاحب فكرة التظاهرة  التونسية ومتابعها من الألف الى الياء هو المنشط الإذاعي اللامع في القناة الدولية الحبيب بالعيد. أما التجسيم الفعلي والتبني إطارا ووسائل ومحتوى للتظاهرة فهو الفنان المبدع توفيق الجبالي، ولم يكن تفاعل المذيع المنشط وصاحب فضاء التياترو من قبيل الصدف للعلاقة المتجذرة بين الرجلين  كل من ناحيته مع الشيخ إمام.  فتوفيق الجبالي من رفاق درب الشيخ منذ بداياته الفنية بمصر وفرنسا قبل تونس في الفترة التي قضاها صاحب التياترو  خارج الوطن حينما كان من كبار الطلبة النشطاء وومارسي الفن والمسرح الملتزم. أما الحبيب بالعيد فله الفضل كل الفضل في المحافظة على الخيط الرابط بين المحطات الذهبية الفنية للشيخ  وآذان عشاق الشيخ الذين لم يفقدو بذلك الإلتقاء  بفنانهم عبر أغانية المذاعة بانتظام عبر الإذاعة التونسية في أواخر حياته وبعد مماته الى يوم الناس هذا. وفي هذا المجال ولإعطاء كل ذي حق حقه يجب التنويه كذلك بدور الإختصاصي التونسي في الميدان  السمعي البصري ومهندس الصوت البارع الهاشمي بن فرج الذي له الفضل الأول  في تسجيل أغاني الشيخ إمام وألحانه على أشرطة صوتية في منتهى الحرفية والجودة تداولها فيما بعد أحباء الفنان وكان لها الفضل في حسن صيرورتها. ومثلما كان الشأن  بالنسبة لتوفيق الجبالي فقد انتقل الهاشمي بن فرج بدوره الى مصر وكان خلال فترة طويلة الرجل الوحيد الذي يثق به الشيخ إمام لتأمين تسجيل حفلاته بمصر ثم كان له نفس الدور في تسجيل حفلات الشيح إمام في تونس.

تظاهرة ثلاثية الأبعاد

ثلاثة أيام وبعض يوم عبر  ثلاثة  أطر مكانية احتضنت التظاهرة الإمامية وهي مسرح التياترو وقاعة المربع الفني  به ورواق المركز. بحيث لم تكن تجد خلال التظاهرة الا الفن حواليك حيث  جلست أو مررت. ولم يكن رقم ثلاثة السحري مكانيا وزمانيا فقط بل تمثل أيضا في نوعية البرامج والمحتوى، إذ جمع العرس بين ثلاثة فنون هي الغناء المسموع  أساسا والفيديو المرئي والرسم التشكيلي المعبر من خلال اللوحات التي جاء فنانون ليصوغوها على عين المكان أمام الزائرين. أما الذي زاد الجو طرافة فهو تعليق عشرات النصوص الغنائية في خيوط  عبر الاروقة ليقرأها العبرون فبدت كأنها عناقيد فنية تمتد للعشاق كي يقطفوا منها ما لذ وطاب.

الجمهور

لم بكن العمر هو القاسم المشترك بين جمهور التظاهرة، إذ تواجدت كل الأعمار وبنسب متقاربة. كما  جسم الجمهر تعادلا بين نسبة الرجال والنساء، لكن عناصر عديدة قربت بين أفراد الجمهور الغفير الذي حضر وغصت به قاعات التياترو وأروقته حتى أنه خلال  جل فقرات المهرجان اضطر الكثير على المكوث وقوفا. وأهم عنصر وحد بين الجمهور هو ان كل حاضر اتى مدفوعا لا بعشقه للشيخ امام  فقط بل لمعرفة قديمة به ولأغانيه على وجه الخصوص. وهذه الحقيقة تجسمت احسن تجسيم خلال حصص السماع او الحفلات الحية للمطربين. فقليلا ما كان الجمهور يكتفي بالأستماع والتلقي، بل حالما تنطلق الأغنية وخاصة في فقراتها المؤثرة، ينقلب الجمهور الى فنان يغني بدوره مع حفظ عجيب للقصيدة وقدرة على ادائها بدون نشاز مع الأغنية الأصلية. ففي كثير من أغاني الشيخ إمام كان الجمهور مشاركا له،  في حالة تقترب أحيان، عندما يشتد الطرب والوصال الإبداعي، من حالة استحضار الأرواح، خاصة عندما تكون القاعة منكفئة الأنوار. اما الظاهرة الثانية التي قربت بين أصناف الحاضرين فهي أن جلهم إن لم يكونوا كلهم من الذين لديهم رصيد لا يستهان به من الثقافة أو الإستعداد الفني ، بعبارة أخرى لم يكن الحضور جمهور مهرجانات يجمع ما هب ودب من الذين أتوا  "للتفرهيد" والرقص والغوغاء بل أتوا للمتعة الفنية الهادفة وتلقي أعمال إبداعية راقية يربط بينها الوفاء للشبخ الفنان وتكريم ذكراه، وهذا الإنسجام في نوعية الحاضرين أدى الى تحقيق ما يشترط في كل لقاء موسيقي وهو التفاعل الفني الحقيقي لا الغوغائي الذي تعودناه  في فضاءاتنا وفضائياتنا الغنائية.

أبو منير

Deux mots vite dits sur le Cheikh Imam Issa



Heureuse escale que celle où « El théatro » invite les amoureux du Cheîkh Imam à nous rassembler. Ca va nous reposer un peu de ces insanités déversées à longeur de la journée par des canaux radios - TV arabes.
Notre univers culturel actuel étant rempli de matières poisseuses ; entre les films américains chewing-gum pour les yeux et la chanson gommearabique pour les oreilles , il n'y a plus beaucoup de choix. Alors Bravo El Théâtro! Nous allons pouvoir écouter de la belle chanson à belles paroles.
Que ses amis fassent revivre le « Cheikh » par le souvenir, ce n'est qu'un premier pas vers la reconnaissance de l'un des plus beaux duo de la chanson arabe contemporaine.
L'un s'appelle Ahmed Foued Nejm, un ancien cheminot devenu poète après avoir troqué son bleu de travail pour le calamme et le verbe, et l'autre, le Cheikh Imam Issa, un ancien lecteur de Coran qui choisit le métier de chanteur - compositeur optant ainsi pour le luth de l'aède avec le livre Saint.
Compte tenu de sa courte vie productive, ou peut dire que le « Cheikh » est né à l'âge de 51 ans , date de sa rencontre avec Nejm et mort à 27 ans après avoir composé prés de 200 chansons , semblable de ce point de vue à cet outre météore de la musique arabe Saîd Darwich.
Il est temps d'apprendre à écouter et à réecouter cette voix formée à la psalmodie, proférant avec foi les mots profanes chargés de sens charnel et de fraternité que lui distille le poète à travers les barreaux de la prison de la citadelle.
Un répertoire très varié. Il couvre tous les genres de la chanson. Chansons d'amour, Chansons patriotiques et sociales ; pour les ouvriers, pour les paysans, pour ou contre les artistes, pour les étudiants ; sur la Palestine , sur les héros et guides des peuples Ché Guevarra, Saladin, Ho - chi- Minh, Ghandi ; des chansons pour enfants ; des lithurgies, des chansons comiques, des mouachahats, des Kalthoumiates, et cela toujours avec pour dénominateur commun, l'amour des gens. Qui dit mieux, messieurs les chroniqueurs ? et vous messieurs les historiens de la musique, pourquoi ce silence ? J'entends parfois les connaisseurs dire : « Oui mais le Cheikh du point de vue ... »
Je n'ai pas besoin de passer par les promoteurs médiatiques pour séparer le bon grain de l'ivraie ; pas non plus besoin de savoir lire une partition pour apprécier la musique et pour déceler dans cette montagne de coquillages amassée par le Cheikh, des perles de la plus belle eau.
Qu'en pensez- vous messieurs les musicologues ?
Que les gens du pouvoir trouvent le couple Imam - Nejm dangereux, c'est dans l'ordre des choses ; que les médias Radio - TV leur claquent la porte au nez , ils ne sont après tout que la voix de leurs maîtres. Mais quand des gens du métier les ignorent ou font semblant; là, le profane que je suis, ne peut s'empêcher de dire qu'il ya quelque chose de pourri dans le royaume de la chanson arabe.
                                                                                                     Lotfi Thabet

Two words quickly told as on the Sheik Imam Issa



Happy stopover that "El théatro" invites the ones in love with Cheîkh Imam to gather us. It will put back us a little from these poured insanities broadcasted all of the day by channels radios - Arab TVs.
Our current cultural universe being filled with sticky matters; between American films chewing-gum for the eyes and the mediocre song for the ears, it has there no more much of choice. Then bravo El Theatro! We will be able to listen to beautiful song with fine words.
That his/her friends revive the "Sheik" by the memory, it is only one first step towards the recognition of the one of most beautiful duet of the contemporary Arab song.
One is called Ahmed Foued Nejm, a former railwayman become poet after having exchanged his overalls for the poet pen and the verb, and the other, the Sheik Imam Issa, a former reader of Coran which chooses to become a singer and composer, choosing thus the lute of the aède with the Saint book.
Taking into account its short productive life, we can say that the "Sheik" was born at his 51 years age, goes back to its meeting with Nejm and died 27 years after having composed meadows of 200 songs, similar from this point of view to this in addition to meteor of the Arab music Saîd Darwich.
It is time to learn how to listen and listen again this voice formed with the chant, uttering with faith the profane words in charge of carnal direction and fraternity which the poet distils to him through the bars of the prison of the citadel.
A very varied repertory. It covers all the kinds of the song. Songs of love, patriotic and social Songs; for the workmen, for the peasants, or against the artists, for the students; on Palestine, the heroes and guides of the people Ché Guevara, Saladin, Ho - chi- Minh, Ghandi; songs for children; comic lithurgies, songs, mouachahats, of Kalthoumiates, and that always with for common denominator, love of people. Who says better, the chroniclers? and you historians of the music, why this silence? I intend sometimes the experts to say: "Yes, but the Sheik from the point of view... "
I do not need to pass through the media promoters to separate the good grain from the ryegrass; not either need to know to read a partition to appreciate the music and to detect in this mountain of shells piled up by the Sheik, the pearls of most beautiful water.
What do you think dear musicologists?
That people of the authority find the couple Imam - Nejm dangerous, it is in the order of the things; that Radio operator media - TV close the door on the nose to them, they are in the end the voice of their Masters. But when people of the domain are unaware of them or make seeming; there, the layman that I am, can prevent himself from saying only there is something of rotted in the kingdom of the Arab song.

 

Lotfi Thabet

أصداء من تونس

 

ملاحظة أولية ، هذه الأصداء ملخص من مراسلات الكترونية و هاتفية أجريتها مع ثلاث أشخاص شاركوا في سهرات تكريم الشيخ امام

اتفق أغلب المشاركين على مبدأ دورية هذا التكريم. و تعاهدوا على انجاح هذه الأيام عبر مشاركة أوسع لاحباء الشيخ

لم يتم الاتفاق على تكوين جمعية للحفاظ على ارث الشيخ و فضل على ذلك عقد اجتماعات دورية دونما وجود اطار جمعياتي أو أهلي كما يقول الرفاق في مصر

تم توزيع عنوان موقع ملتقى على اطار واسع و اجمع المشاركون على اعتبار الموقع مكسبا جديدا للفن الملتزم

اعتبر المشاركون ان اسامة فرحات و فرقته كانوا الاكثر وفاء لروح امام و نصوص نجم بينما لاقت مساهمة لطفي بوشناق بتقنية البلي باك نقدا جماعي

الجماهرية الواسعة لحفل يوم السبت أجبرت المنظمين على اعادت برمجتها البارحة الأحد

مكنت هذه الأيام بعض الأشخاص من الالتقاء مجددا بعد غياب فاق في بعض الاحيان العشرين حول حضور العناصر الشبابية أكد للمشككين أن فن الشيخ امام لم يمت بنهاية الحقبة التاريخية التي قيل فيها

مشاركة مغنيين و فرق ملتزمة مثل الزين الصافي و البحث الموسيقي أعادت الأمل بعودة الكلمة الهادفة الى موقعها الصحيح عوضا عن ثقافة الرداءة السائدة

 

في الذكرى الثامنة لرحيله

 الشيخ إمام يعود إلى تونس في ثوب جديد

 وشعراء وفنانون يستذكرون دوره الفني

 

تونس - خدمة قدس برس

(محمد فوراتي)

 

في الذكرى الثامنة لوفاته ما زال عشاق المطرب المصري الملتزم الشيخ إمام عيسى يرددون أغانيه. وما زالت المدن التونسية، التي زارها تحن إلى ذكراه. أصدقاء الشيخ في تونس من الفنانين والشعراء والمثقفين اتفقوا على إقامة تظاهرة وطنية امتدت فعالياتها على ثلاثة أيام تنتهي اليوم السبت.

وقد ضمت هذه التظاهرة، التي واكبها جمهور غفير معرضا للأعمال التشكيلية عن الشيخ إمام، وحصص استماع  للأغاني النادرة تحت عنوان "الشيخ يغني لغيره"، وعرض لأشرطة فيديو، وتحليل موسيقا الشيخ إمام، بحضور عدد من الباحثين والموسيقيين.

كما شارك أهم الموسيقيين من أصدقاء الشيخ إمام في حفلات موسيقية مسائية، شارك فيها لطفي بوشناق والزين الصافي وأسامة فرحات وحسنة البجاوي وفرقة الحمائم البيض، وفرقة البحث الموسيقي، ومجموعة رضا الشمك.

واستمع جمهور الشيخ إمام، في حصة مفتوحة، إلى الإذاعي الحبيب بالعيد، والشاعر آدم فتحي، والمسرحي توفيق الجبالي، يتحدثون عن ذكرياتهم وانطباعاتهم في الذكرى الثامنة لفقيد الأغنية الهادفة.

وللشيخ إمام علاقة خاصة بتونس.. وكان كثير التردد على جامعاتها، ليغني لطلابها، ويبعث فيهم روح التحدي، وطلب العلا، مغنيا لفلسطين وشهدائها، ساخرا من محاولات التفريط فيها. ولئن كانت معظم زياراته لتونس بدعوة من الطلاب اليساريين، إلا أن طلاب التيار الإسلامي دخلوا هم أيضا في نهاية الثمانينيات على الخط بقوة، واستضافوا الشيخ إمام في مهرجان ضخم، زار فيه معظم الجامعات التونسية، وغنى لطلابها.

وقد هاجم بعض المتحدثين في الفعاليات ما أطلق عليه "التلوث الصوتي"، الذي تعيشه الساحة الفنية العربية، وواقع الرداءة، الذي أصبح يلفنا من كل جانب. وتساءل البعض الآخر عن غياب الأغنية الملتزمة منذ سنوات، رغم ما تمر به الأمة من محن. وعاب تدني الذوق، وطغيان الأغنية السريعة والهابطة. وطالب عدد من محبي أغاني الشيخ إمام بالمحافظة على هذه التظاهرة الفنية كل عام، حتى تساهم في تنقية المناخ الإبداعي، بحسب تعبيرهم.

 

سيرة فنان

وقد ولد الشيخ إمام عيسى في شهر تموز (يوليو) عام 1917 بقرية "أبو النمرس" في مصر. وعاش، وهو كفيف البصر، متنقلا بين المدن العربية، يغني للفقراء والمقموعين، ولقضايا الأمة، وعلى رأسها قضية فلسطين. وقد قال عن الشعر والغناء: "الشعر حطب والغناء هو دَب ّ النار فيه".

وقد سجن الفنان الراحل مرارا بسبب أغانيه وهو الكفيف، لكنه قد فاق المبصرين إبداعا، وقد حفظ القرآن الكريم في سن مبكرة.. ووافته المنية على الساعة التاسعة من صباح يوم الأربعاء السابع من شهر حزيران (يونيو) عام 1995 . وقد غادر الشيخ إمام هذه الدنيا في تاريخ يذكر بيوم النكسة العربية عام 1967، وهي نفس المناسبة، التي انطلق منها مع رفيقه أحمد فؤاد نجم، في مسيرتهما الفنية النضالية الطويلة، تعبيرا عن سخط الشعب المصري على تلك الكارثة العربية.

ويقول الشاعر التونسي آدم فتحي عن الشيخ إمام إنه "مبدع ومحبٌ للحياة.. كان يحاول دائما أن يشكل عالما لنفسه وللجميع.. كان منحازا للفقراء والمظلومين". ويضيف الشاعر فتحي مخاطبا روح الفقيد "كم أحببت بك الدنيا يا شيخ؟ كم وقفت على المسافة الفاصلة بين العمالقة والأقزام.. هشاشة الروح، والقدرة على الخجل والضحك والدهشة والحب والاعتذار.. كنا نقطع آلاف الكيلومترات فتلحّن أغانيك ضاربا بكفك على ركبتيك.. منصتا إلى موسيقى داخلية، لا يسمعها غيرك، فإذا بلغنا مقصدنا أخذت العود فامتحنت عليه لحنك..".

 

(المصدر:  قدس برس يوم 7 جوان2003  (43 : 08 ت غ))

 

 

تونس تحيي الذكرى الثامنة لوفاة الشيخ إمام

 

أقامت تونس تظاهرة ثقافية في ذكرى الفنان المصري الشيخ إمام بدأت مساء الخميس الماضي في مسرح التياترو بالعاصمة التونسية بعرض فيلم (سهرة مع الشيخ إمام) إخراج اللبنانية رندة الشهال الذي يتضمن حوارا مطولا معه ومع بعض شخصيات الوسط الذي عاش فيه.

وتتضمن هذه التظاهرة التي تقام بمناسبة مرور ثماني سنوات على رحيل الشيخ إمام شهادات لأصدقائه في تونس وجلسات استماع لأغان نادرة له وعروضا غنائية لمجموعة رضا الشمك بمشاركة المطربين لطفي بوشناق وأسامة فرحات.

وقال منظم التظاهرة المسرحي التونسي توفيق الجبالي مدير التياترو "حان الوقت لإعادة الاعتبار لفنان أعطى للأغنية الملتزمة الكثير ونفض الغبار عنها" مضيفا أن هذه المناسبة تعيد إلى الأذهان حقبة زاخرة كانت فيها أشرطة الشيخ إمام تستنسخ وتتبادل خلسة بين الفئات المثقفة والعمالية في تونس.

وغنى الجبالي مقطعا من أغنية (لو نصبوا لي المشانق) تفاعل معها الجمهور الحاضر الذي أقبل على حضور اليوم الأول من التظاهرة بأعداد غفيرة.

والشيخ إمام من مواليد قرية أبو النمرس المصرية سنة 1917 وتوفي بها في السابع من يونيو/ حزيران سنة 1993 وتعود تسميته بالشيخ إلى تكوينه الديني وحرصه على حفظ القران.

وقد تعلم إمام العزف على آلة العود منذ صباه واختار الالتزام في اختياره للمضامين وللشعراء الذين تعامل معهم ومن أشهرهم أحمد فؤاد نجم رفيق دربه وقد سبب له هذا التوجه معاناة كبيرة حيث دخل السجن مرارا بسبب أغانيه التي كانت تحرض على الثورة والمقاومة ومن أشهرها (جيفارا مات) و (مصر يامه يا بهية).

المصدر :الفرنسية

 

HOMMAGE
Des fans autour du Cheïkh Imam !
 


 
… Les visages n’étaient pas étrangers les uns aux autres, en ces journées consacrées à feu Cheïkh Imam, pardon à Cheïkh Imam tout court car il est toujours parmi nous.Il vivra éternellement dans le cœur, l’esprit et sur la langue de ceux qui ont beaucoup appris de lui et de son compagnon Ahmed Foued Nejm, et qui, à voir ces jeunes et ces enfants avides d’apprendre et de découvrir cet «autre», transmettront à leur tour le message de ce non-voyant, très gênant pour les renégats, les sionistes et leurs inconditionnels impérialistes, qui a reçu un hommage au Teatro les 5, 6 et 7 juin derniers.
 
Après la déroute du 5 juin 1967, Cheïkh Imam reçut le choc qui fera de lui le porte-parole du refus, de l’opposition farouche à toute forme d’oppression à l’encontre du peuple arabe, martyrisé par la colonisation et son enfant-chéri le sionisme et par tous ceux qui veulent en faire un peuple soumis, impuissant, fataliste et incapable de relever le défi de la dignité, de la liberté, de la démocratie, de la science, de la technologie, du développement, à tous les niveaux en somme, oubliant, au passage, un certain passé glorieux et terrassant, par un autre «passage», toutes les énergies sincères et les bonnes volontés…
 
C’est donc à l’occasion du 8ème anniversaire de la disparition du grand Cheïkh Imam, que fut organisé ce rassemblement autour de celui qui a porté l’espoir de cette jeunesse désabusée des années soixante-dix, déçue à plus d’un titre par ses leaders, celui qui a été la voix sincère et directe de la chanson engagée, ce qui lui valut plusieurs séjours en prison dans son pays natal, l’Egypte, ce qui n’altéra d’ailleurs en rien ni sa volonté, ni ses convictions, et une interdiction de séjour dans la quasi-totalité des pays arabes…
 
Cet hommage a réuni tous ceux qui ont connu de près ou de loin le Cheïkh de la chanson engagée, Cheïkh Imam, ceux comme Taoufik Jébali, Hachemi Ben Fraj et bien d’autres qui l’ont fait connaître aux Tunisiens, à partir de Paris, depuis 1970, ou Mongi Oueslati qui l’a adoré, comme de très nombreux jeunes et étudiants de l’époque, et qui l’a rencontré directement plus tard, ou bien les jeunes chanteurs et groupes qui ont suivi son chemin, tels que Zine Essafi, les groupes Al Bahth El moussiki, Al Hamaem El Bidh, etc.
 
Un phénomène !
Pendant ces trois jours, plusieurs manifestations eurent lieu : des conférences-débats, auxquelles ont participé plusieurs personnes ayant connu Cheïkh Imam, et autres spécialistes qui ont discuté le contenu musical et littéraire de ses chansons, conférences animées par Habib Belaïd, des séances d’écoute où l’on a pu entendre des enregistrements rares de Cheïkh Imam, en plus de la projection d’un film vidéo de Randa Chahal Sabbagh sur son concert donné le 4 mai 1984 à Lyon (France).
 
Par ailleurs, deux concerts de musique furent programmés les vendredi 6 et samedi 7 juin.
 
Le premier a réuni le groupe de Ridha Chmak, Lotfi Bouchnak et Oussama Farhat et son ensemble.
 
Pour le premier, il reprit, accompagné de Mounir Troudi, quelques célèbres chansons du Cheïkh dans une nouvelle distribution composée par ses propres soins.
 
Lotfi Bouchnak, à peine débarqué et visiblement fatigué, se contenta de son propre répertoire, aidé en cela par le play-back ?
 
Pas très en forme, on aurait conseillé à Bouchnak de passer outre cette participation ou, à la limite, la reporter au lendemain samedi ou même dimanche lorsque les organisateurs, et sur la demande pressante de plusieurs férus de Cheïkh Imam, programmèrent un concert supplémentaire en cet après-midi.
 
Oussama Farhat, pour sa part, nous étonna par sa profonde connaissance du répertoire de Cheïkh Imam, habitués que nous sommes à le voir sur d’autres scènes et avec un autre contenu musical…
 
Entraînant avec lui tous les présents, qui, il va de soi, connaissent par cœur toutes les chansons de Cheïkh Imam, Oussama sauva la soirée et permit à ces derniers d’assouvir leur soif de cette chanson noble et sérieuse, pleine de significations et à la qualité artistique indéniable, en plus de son but socio-politique.
 
Quant à la deuxième soirée, les groupes et chanteurs participants nous ont replongés dans l’ambiance de ces temps révolus où l’on organisait, ici et là, ces concerts réunissant certaines franges, estudiantines principalement.
 
Al Hamaem El Bidh et leur répertoire, Al Bahth El Moussiki et la voix de Amel Hamrouni, Hasna Bjaoui et la célèbre «El Bahr bi yedhak lih», tous ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que la manifestation atteigne son but, à savoir éterniser ce répertoire qui fait partie de la mémoire collective et le «dépoussiérer» comme cela a été fait lors des séances d’écoute, afin de rendre hommage à cet artiste engagé et faire transmettre son esprit et son œuvre, de génération en génération.
 
Engagement fut pris pour faire de cette manifestation un rendez-vous régulier, annuel, en cette période de l’année, en plus, autant que possible, de quelques rencontres et concerts réservés à Cheïkh Imam et à la chanson engagée.
 
Une bouffée «d’air musical frais» et une occasion d’entendre cette autre musique, cette autre chanson, un autre contenu touchant profondément et directement notre quotidien et notre réalité sociale et culturelle.
 

J.B.A

Tunis Hebdo
 

"Itjamaou el ochaq" in El Teatro



Homage to Cheïkh Imam... but how?

They all were there, in El Teatro during the three
days, for Cheïkh Imam: painters, men of theatre,
musicians, young people and less young people. Who
would have said that
this singer, who shook the Arab world only with
few cords of its lute and poems of sound
fellow traveller Ahmed Foued Najm, could drain
all this beautiful world around the eighth birthday of
its death?

We all have, one day or the other sing its
songs, we pushed all the ditty in
chorus at the time of its concerts given in Tunisia
and here we are
, once again, around anecdotes, of
reflexions, of cleaned recorded tapes, blows of
brush and of pencil, but especially between his
friends, and
his companions. "Itjamaou el ochaq around Cheïkh
Imam "is not only one nostalgic meeting
those which have known the artist-militant here and
elsewhere, but a celebration, a festival and one
possible return towards an political song known as and
"alternate".

Song-headlights revisited

The rediscovery in a different way to sing, one
more intimate relationship with its own company and
its
concerns, was probably one of the first
reasons for this very musical meeting.

With Ridha Chemak and its orchestra accompanied with
voice of Mounir Troudi, the first evening homage to
Cheïkh Imam was a real declaration of love.
music of Cheïkh Imam, conceived and interpreted with
the lute,
flew away through a moving lyricism, with
arrangements of Chemak or of the group of Oussama
Farhat with the participation of Mokdad Shili.

To re-examine the song-headlights of Cheïkh Imam gave
to
evening an environment good child, with large
complicity with the public present.

Around this human vision of the things, around
these words kneaded with the sweat of the people and
the evils of
ground, of people whom one had lost sight of the fact
since one
ten years returned on the scene. Without
to lose this enery of the youth which pushed them
forwards, Jamel Guella, Hasna Bejaoui, Zine Safi...
marked their return for saying, once again, that
art can only have this great human dimension,
that the music is carrying dream and hope.

A moving come-back

One still remembers the group of "musical Research
of Gabès? Will be able we to recognize them in it
hubbub which became the musical landscape, monocorde
and without heart?

For those which accompanied them since their beginning
and
for young people which disputed
dusty recordings of this group, El Bahth el
mousiki carried out a come-back very moving, Amel,
Nibras, khémaïes and Khaled embraced the boards
and public after very long and painful
absence, just after the short participation of Hamayim
el bidh.

During nearly one hour, Amal Hamrouni invaded, with
its beautiful voice, all space as if she wanted
to curtail this time which separated it from the
scene.

"Itjamaou el ochaq", initiative of space El Teatro,
has refresh our memories and remind us
that to be an artist is a great history of generosity,
a music which carries all the humanity which, all in
preserving its artistic quality, assumes its role well
social.

Only distorts note of this meeting was
participation of Lotfi Bouchnaq which, under pretext
of
to want to pay homage to Cheïkh Imam, re-sifted us
its own songs without any respect for the public
present and, for the occasion, proposed an appearance
in playback! , Mister Bouchnaq were necessary it to
arrive there from there?
 

 

Asma Drissi

LaPresse

< رجوع